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La figure technique du mois : le principe de l’opinion contraire.

Sept. 2005

Ce mois-ci nous ne traiterons pas d’une figure technique à proprement parler mais plutôt  d’un principe psychologique. Ce principe est à mettre en relation directe avec les oscillateurs ou indicateurs de puissance tels que le RSI.

En effet, ce principe mis en évidence par Garfield Albee Drew, fut théorisé par Humphrey B. Neill dans un livre de 1954 intitulé « The Art of Contrary Thinking » (« L’art de la pensée contraire »). Le postulat de ce principe est le suivant : si un très grand nombre d’investisseurs est convaincu de la hausse d’un actif, on peut penser qu’ils vont l’acheter effectivement. Une fois la situation d’achat généralisée, 80 % à 90 % des investisseurs ont déjà pris leurs positions. A partir de ce moment, qui va encore pousser le marché vers le haut ? La réponse est : personne. On se retrouve alors typiquement dans ce qu’on appelle une situation de surachat. Or s’il n’y plus de pression haussière, il ne reste plus qu’à attendre que le marché se retourne.

Le principe de l’opinion contraire incite donc à vendre quand tout le monde achète et à acheter quand tout le monde vend. Bien évidemment, une telle stratégie appliquée de manière non réfléchie et systématique est extrêmement risquée. En fait, l’opinion contraire doit vous faire vous poser la question suivante : « A l’heure actuelle, est-il plus risqué d’être vendeur ou acheteur ? ». Par exemple, l’anticipation d’une hausse va faire naître une rumeur et un mouvement haussier, typiquement avant des résultats, car les investisseurs vont acheter la rumeur. Au moment de la publication, la hausse est déjà dans les cours, et finalement seuls de mauvais résultats entraîneront une évolution significative du cours, mais contraire aux prévisions… C’est de cette situation de fait que provient l’adage « Acheter la rumeur, vendre la nouvelle ».

Finalement, le principe de l’opinion contraire est là pour éclairer les « petits porteurs » sur les comportements à éviter, à savoir acheter après les autres investisseurs -les grosses mains- au plus haut, et vendre au plus bas, là où commencent à se faire les achats à bon compte. Il faudra donc combiner ce principe avec les indicateurs de puissance vus précédemment et les franchissements de supports/résistances, et on aura là un bon point de départ à une stratégie de trading.

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