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Le Cahier de vacances Commerzbank : Que faire cet été pour parfaire votre culture financière ?

Juil. 2015

Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire chaque mois et à découvrir dans nos dossiers de nouveaux produits de Bourse, des outils pédagogiques innovants ainsi que des astuces de professionnels pour vous apprendre à mieux comprendre les marchés financiers. Pour ce numéro estival, la rédaction de Strike vous recommande quelques « devoirs » ludiques pour vos vacances et vous propose de tester vos connaissances !

Je regarde quoi cet été ?

La finance et certaines affaires qui ont jalonné son histoire plaisent depuis toujours aux réalisateurs cinématographiques et au grand public. On distingue les très sérieux documentaires tels qu’« Inside Job » sur les causes de la crise financière de 2007 qui a remporté un Oscar, des films romancés surfant sur les clichés de ce milieu. On citera ici bien-sûr le film culte américain « Wall Street » d’Olivier Stone avec Michael Douglas sorti en 1987 sur les dérives de la finance. Il met en scène les déboires d’un jeune courtier de Wall Street, d’origine modeste, attiré par les hautes sphères de la finance et l’argent facile.  Avec plus de 1 million d’entrées et quelques récompenses pour le premier volet, le réalisateur sortira une suite en 2010 avec le film « Wall Street : l’argent ne dort jamais ».

Plus récemment le film « Le loup de Wall Street » réalisé par Martin Scorsese en 2013 a rencontré un immense succès commercial avec plus de 3 millions d’entrées, 13 nominations et une récompense. Inspiré d’une histoire vraie, Leonardo Dicaprio y campe le rôle du trader Jordan Belfort qui passera de la gloire et la fortune à la chute et aux malversations en tout genre dans les années 80. Toujours récents et de réalisations françaises, on notera les films de Cédric Klapisch « Ma part du gâteau » (plus de 1 million d’entrées) ou encore « Krach » inspiré de la chute en 1998 d’un hedge fund, Long Term Capital Management, avec Gilles Lellouche et Charles Berling (2 nominations aux Césars).

Je lis quoi sur la plage?

Si vous êtes d’humeur studieuse, la rédaction vous conseille « L’investisseur intelligent » de Benjamin Graham. Vous apprendrez dans ce livre à acquérir une discipline émotionnelle solide nécessaire à toute prise de décision, notamment lorsqu’il s’agit d’investissement boursier. Ce guide fut d’ailleurs l’ouvrage de référence du gourou Warren Buffett alors qu’il avait à peine 20 ans. Le multimilliardaire a  lui-même publié un livre intitulé « Les écrits de Warren Buffet » dans lequel il livre, avec un vocabulaire à la portée de tous, ses conseils d’investissements. Enfin le best-seller de George Soros, « La vérité sur la crise financière » revient sur la crise des « subprimes » et l’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis en déroulant pas-à-pas l’enchainement d’erreurs qui a mené à la crise financière majeure que l’on a connu.

Plus autobiographique que pédagogique, « Wall Street : confessions d’un golden boy » de Dennis B. Levine, vous plongera dans la vie du trader ayant inspiré le rôle du  personnage principal du film « Wall Street »,  sur fond de délits d’initiés au début des années 80. Plus actuel, vous pourrez bien-sûr opter pour l’autobiographie de Jérome Kerviel, « L’engrenage, mémoire d’un trader », si la médiatisation de son procès vous a donné envie d’en savoir plus.

Côté pure fiction, le roman  « American Psycho », écrit par Bret Easton Ellis en 1991, est un best-seller sulfureux. L’auteur y décrit le quotidien d’un jeune golden-boy de Wall Street drogué et psychopathe, narrant avec autant de froideur et de cynisme les habitudes de son milieu que les crimes qu’il accumule au fil des pages. Ce roman a failli ne jamais être publié tant les passages d’extrêmes violences et de pornographies y sont nombreux. Un éditeur, plus audacieux que ses confrères, décida finalement de le publier et des millions d’exemplaires se vendirent rapidement aux Etats-Unis avant qu’il devienne un best-seller mondial.

Je pars où pour les vacances ?

 Aux quatre coins du monde, il existe des lieux mythiques, symboles de la finance et du capitalisme mondial. Wall Street est peut être le premier qui vient en tête lorsque l’on pense aux marchés financiers. Wall Street est avant tout le nom d’une rue de Manhattan mais il désigne de manière plus large l’ensemble du quartier financier de New York qui abrite la plus grande Bourse du monde : le New York Stock Exchange (NYSE). La rue a d’ailleurs donné son nom au célèbre quotidien économique « Wall Street Journal ». Autre emblème des marchés financiers à Wall Street, la célèbre sculpture de bronze « Charging Bull » qui représente un taureau en train de charger et pèse plus de 3 tonnes. La légende veut que si vous lui grattez le nez et saisissez ses cornes, vous serez riche…Avis aux superstitieux ! Le taureau, ou « bull » en anglais, est synonyme de marchés haussiers (bullish) alors que l’ours, ou « bear » en anglais, est caractéristique de marchés baissiers (bearish).

La City de Londres est, sans conteste, le plus grand centre financier européen et abrite la Bourse de Londres, le London Stock Exchange. Dans l’imaginaire commun la City est la fameuse tour en forme de cornichon, la tour Gherkin de Norman Robert Foster qui construisit aussi la Commerzbank Tower à Francfort (300 mètres de hauteur). Ouvert en 2004 après avoir été autrefois l’emplacement de la Bourse historique de Londres, il fut le premier gratte-ciel écologique à être construit dans le quartier des affaires. Sa forme aérodynamique permet en effet une utilisation du vent dans le système de ventilation de l’immeuble entraînant ainsi des économies d’énergie.

Enfin, pour ceux d’entre vous qui restent dans l’Hexagone cet été, une visite du Palais Brongniart à Paris s’impose. Construit en 1807 sous Napoléon et anciennement appelé le Palais de la Bourse, il a hébergé la Bourse de Paris jusqu’à ce que la gestion des cotations devienne totalement électronique. Aujourd’hui il est toujours possible de visiter le Palais même si les activités boursières y ont cessées ou alors d’assister à des conférences dont certaines sont animées par Commerzbank ! N’hésitez pas à vous renseigner sur nos conférences et webinaires sur notre site internet www.bourse.commerzbank.com.

 Quiz  : « Etes-vous un « krach » des marchés financiers? »

1/ Comment s’appelle le troisième vendredi des mois de mars, juin, septembre et décembre ?

a/ le jour des roulements de Futures

b/ le jour des Bonus

c/ le jour des quatre sorcières

2/ Que signifie l’expression « être long du marché » ?

a/ avoir vendu tous ses actifs en prévision d’une instabilité à venir

b/ avoir dans son portefeuille des actions ou indices boursiers

c/ avoir une information d’initié susceptible de faire bouger le marché

3/ Qu’est ce qu’une « épaule-tête-épaule »?

a/ une figure en analyse technique

b/ une entreprise à la capitalisation variable

c/ un produit structuré

4/ Dans quel cas un investisseur peut-il dire « j’ai pris une porte de saloon » ?

a/ lorsqu’il enregistre une forte plus value et qu’il va fêter ca

b/ lorsque le détenteur d’un actif anticipe une tendance et c’est la tendance inverse qui se produit. Il retourne alors sa position, et c’est à ce moment là que l’actif évolue enfin dans le sens qu’il avait anticipé au départ

c/ lorsqu’un actif a évolué entre un seuil haut et un seuil bas durant une période de temps définie et que l’investisseur a tiré profit de cette situation

5/ Quelle description est caractéristique d’un marché où il n’y a pas de placements sans risques à fort rendement ?

a/ une situation de « no free lunch »

b/ un marché flat

c/ une journée de faible volatilité

Réponses

 1/ c/ Le jour des quatre sorcières, ou « quadruple witching day » en anglais, désigne les jours de l’année où quatre différents produits dérivés largement utilisés arrivent à expiration. Il s’agit en effet des options et des Futures sur les indices boursiers et les actions. Cette échéance entraînant généralement d’importants volumes d’échange autour de la date d’expiration, la journée des quatre sorcières est réputée pour sa volatilité.

2/ b/ « Etre long » signifie dans le jargon financier être positionné à la hausse d’un actif. A contrario « être short » implique une position à la baisse d’un actif, par exemple un vendeur d’option Call sur le CAC40 sera « short » CAC40 car il s’enrichira si le CAC40 perd de la valeur.

3/ a/ L’« épaule-tête-épaule » est une figure chartiste très célèbre désignant une courbe de cours qui a la forme d’une épaule, puis d’une tête et enfin d’une deuxième épaule. Cette figure, lorsqu’elle est identifiable et utilisable, peut donc être un signal d’achat intéressant.

4/ b/ La porte de saloon est une des pires situations de money management. De manière simple cela consiste à être dans le mauvais sens deux fois d’affilée sur une courte période de temps.

5/ a/ L’expression de « no free lunch », bien connue des financiers et qui pourrait se traduire en français par « on n’a rien sans rien », décrit une situation de marchés efficients où il n’y a pas de gratuité ni de « bonnes affaires » possibles. Elle vient à l’origine d’un théorème mathématique de David Wolpert et William Macready en 1997. Concernant les marchés financiers on parle de « no free lunch » pour illustrer le fait que tout niveau de rendement s’accompagne d’un niveau de risque défini. Découle ainsi de ce principe l’impossibilité d’avoir un placement sans risque avec un taux de rendement garanti élevé.

 

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